Né en 1892 à Canterbury, avec un frère jumeau, Christopher, d’une mère couturière et d’un père inconnu. Après une enfance miséreuse mais heureuse malgré tout, élevé par une mère aimante mais peinant à joindre les deux bouts, Edward se passionne très jeune pour les sciences, espérant trouver plus tard un emploi de qualité afin de venir en aide à sa mère. Passionné par les casse-têtes, les énigmes, mais aussi par les derniers progrès technologiques, il s’imagine devenir inventeur, ingénieur ou chercheur…
Son frère jumeau, Christopher, réussit beaucoup moins bien que lui à l’école, davantage intéressé par le sport et la vie en plein air. S’ils ne se ressemblent que physiquement, et s’ils n’ont pas du tout le même caractère, ils s’entendent merveilleusement bien. Certes, Edward s’inquiète pour son frère, quand celui-ci fait les 400 coups, et il fait de son mieux pour le ramener dans le droit chemin mais, quand ils sont ensemble, c’est comme si le monde extérieur n’existait plus : ils se comprennent sans se parler.
Ayant brillamment réussi au lycée, Edward est reçu en 1909 à l’Imperial College. Triste d’être séparé de son frère, Edward part suivre un cursus scientifique dans la prestigieuse université londonienne. Diplômé en 1914, avant même qu’il ne puisse rentrer à Canterbury, le jeune homme est mobilisé pour rejoindre les troupes britanniques qui entrent en guerre contre l’Empire Allemand. Officiant comme mécanicien sur les avions de la toute nouvelle Royal Air Force, en 1917, il apprend que Christopher, son frère jumeau, a trouvé la mort à Verdun. Edward, déclaré soutien de famille, est alors rapatrié en Angleterre, à Canterbury, afin de venir s’occuper de sa mère dévastée…
Ne trouvant aucun emploi dans la recherche scientifique à Canterbury, et malgré des propositions alléchantes à Londres, préférant rester près de sa mère, Edward finit par se résoudre à intégrer un cabinet de détectives à Canterbury, où son intelligence, sa sagacité et son incroyable esprit de déduction sont fort appréciés. En 1920, à la mort du patron de l’agence, il décide de la racheter. Rapidement, Edward obtient une belle notoriété dans la région en résolvant de nombreux mystères.
En octobre 1922, la mère d’Edward meurt. L’année suivante, Edward se laisse embarquer à la demande d’un de ses anciens professeurs dans une longue et dangereuse enquête qui le conduit jusqu’à Constantinople, sur les traces d’une étrange relique. Pendant une année entière, il est confronté à de nombreux phénomènes surnaturels qui lui ouvrent les yeux sur l’occultisme… C’est également là qu’il rencontre le père Pat Molloy, qui participe aussi à l’aventure, et avec lequel il noue des liens d’amitié.
Rentré à Canterbury en 1924, soudain converti à l’occultisme, Edward fait de son agence un cabinet spécialisé dans les affaires liées au paranormal, et se présente désormais comme un « détective de l’étrange ». Le 3 octobre 1925, il reçoit une lettre du père Molloy qui le supplie de venir au plus vite sur la petite île de Blackmore, où il aurait découvert un étrange secret…
